FondationGilles Caron
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Exposition
J’ai voulu voir
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J’ai voulu voir
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Past · 27 Avr 2024 — 23 Oct 2025

J’ai voulu voir

Venue
Fuzhou, Lianzhou, Xiamen, Nanjing, Shanghai
Curator
Zhu Jiong
Dates
27 Avr 2024 — 23 Oct 2025

Une exposition photographique intitulée « J’ai voulu voir», du photographe français Gilles Caron, se tiendra en Chine en 2024. « J’ai voulu voir » : ce sont les mots exacts qu’il a écrits à sa mère dans sa jeunesse, résumant son désir insatiable de partir à l’aventure, d’explorer et de témoigner.

C’est ce désir de voir qui a conduit Gilles Caron, alors âgé de 30 ans, à disparaître mystérieusement au Cambodge en 1970, alors qu’il couvrait les combats sur le front.

De 1965 à 1970, Gilles Caron a utilisé son appareil photo pour immortaliser le quotidien, s’intéressant aux célébrités, capturant les dynamiques politiques et parcourant courageusement le monde pour couvrir les conflits et même les guerres : la guerre des Six Jours en Israël, la guerre du Vietnam, les événements de Mai 68 en France, les troubles en Irlande du Nord, le conflit du Biafra en Afrique… En cinq ans de carrière seulement, Gilles Caron a laissé derrière lui plus de 100 000 photographies et des milliers de pellicules, dont beaucoup sont devenues des témoins visuels d’événements historiques majeurs.

Qu’il s’agisse de conflits ou de scènes artistiques, le regard et l’expression de Gilles Caron étaient toujours centrés sur l’humanité. Le mouvement cinématographique français de la Nouvelle Vague des années 1960 a déferlé sur la culture, et Gilles Cuarón, depuis Paris, a immortalisé les portraits de figures marquantes de la culture et de l’art européens et américains. Ses images, souvent empreintes de sincérité, révélaient l’âme profonde des personnalités publiques, au-delà de leur apparence lisse. L’objectif de Cuarón ne se contentait pas d’observer avec acuité les autres, mais examinait aussi la photographie elle-même avec rationalité. Il documentait le quotidien des photographes au travail, dans des scènes de shooting parfois tendues ou frénétiques, s’interrogeant sur la construction de la vérité.

Pour le public chinois, Gilles Cuarón est un nom peu connu, bien que ses œuvres les plus emblématiques soient presque universellement reconnues en France. Cette exposition présente 60 photographies centrées sur le portrait, invitant les visiteurs à percevoir la beauté humaine à travers le regard sensible et pénétrant de Cuarón et à s’identifier au monde grâce à ses images. Par ailleurs, l’exposition vise également à raconter l’histoire d’un jeune photographe dont la vie, aussi brève qu’intense, a toujours été guidée par un profond désir de voir le monde – à travers la photographie, et par une volonté constante de saisir ce que l’on voit à travers les images, qu’il s’agisse de capturer des moments précieux en famille ou des épreuves de la vie, révélant ainsi la valeur et la force de l’existence sous différents angles. Par ailleurs, la réexposition contemporaine des photographies de Gilles Caron dans les lieux d’art, par le biais d’une démarche artistique, marque une transition entre l’histoire du photojournalisme et celle de l’art photographique au sein des musées. Vivant à l’ère du numérique, nous aussi, en rendant hommage à Caron, nous engageons dans une profonde réflexion sur les origines de la photographie.

Nous voyons ce que Gilles Caron a vu parce que nous voulons voir.